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François FRESNEAU (1703 – 1770)

Ingénieur du Génie à Cayenne, il s’emploie très activement à ses tâches d’architecte chargé des fortifications. C’est un savant et un technicien, il s’intéresse à tout : aux cultures, aux plantes.

Après des années de recherche, il découvre l’hévéa et le « cao-otchou » (larmes de bois ) que les Indiens extraient et utilisent.

Il se retire à Marennes, où il reconstruit son vieux château natal de la Gâtaudière selon sa fantaisie. Il continue ses recherches et travaille dans son laboratoire de chimie, découvre le précédé idéal de dissolution de la résine, et imagine toutes sortes d’applications. François Fresneau est vraiment le « Père du caoutchouc ».

Sa petite fille épouse le général François de Chasseloup-Laubat, arrière grand-oncle de l’actuel propriétaire du Château, François Murat.

 

Commandant LUCAS

Né à Marennes en 1764, embarqué comme simple mousse, il est capitaine de vaisseau en 1803.

Courageux et tenace, il s’illustre en 1805 à la bataille de Trafalgar. Au cours du combat livré par son vaisseau « Le Redoutable » engagé seul contre 3 navires anglais, Nelson est mortellement blessé par le tir d’un de ses marins.

Fait prisonnier par les Anglais avec les honneurs, il est libéré et décoré par l’empereur Napoléon 1er.

En 1809, avec son vaisseau « Le Régulus », lors de l’affaire des Brûlots, Lucas tente de s’échapper et s’échoue devant Fouras : pendant deux semaines, 14 bateaux anglais s’acharnent à le couler ; en vain. Lucas a tiré jusqu’au dernier boulet. Il est accueilli en héros à Rochefort.

 

Charles-Esprit LE TERME

D’origine angevine, il est nommé sous-préfet de Marennes en 1818. Dès son arrivée, il est frappé par l’effroyable état sanitaire et d’abandon des marais de son arrondissement.

Il rédige un « Règlement Général » pour sauver les marais salants encore existants et transformer les marais gâts en prairies. Malgré l’incompréhension, voire l’opposition des propriétaires, il créée des syndicats de marais chargés de classer cours d’eau et chemins. Chaque propriétaire paie un rôle et contribue à l’entretien de ses propres fossés, des chenaux et canaux communs. C’est aujourd’hui l’UNIMA, syndicat mixte Etat-propriétaire qui en a la charge.

 

Samuel Prosper de CHASSELOUP-LAUBAT (1805 – 1873)

Fils du général de Chasseloup-Laubat, il naît à Alexandrie en 1805. IL est avant tout un homme politique, conseiller d’Etat, président du Conseil Général, 4 fois ministre de la Marine et des Colonies. A ce titre, il œuvre pour une Marine de guerre cuirassée, et contribue à la naissance de l’Empire français d’Extrême-Orient. Sa statue, érigée dès 1874, est déboulonnée par les allemands en février 1942 (sauf le socle). En 1948, on inaugure la nouvelle statue que son petit fils, comte de Chasseloup-Laubat, a obtenu de faire sculpter gratuitement.

 

Jacques DUBOIS-MEYNARDIE

Négociant en grains, riche et célibataire, franc-maçon de surcroît, il lègue sa fortune et ses biens à la ville de Marennes en 1880. Son souhait est d’améliorer le sort de la classe pauvre : soins et remèdes gratuits, instruction primaire gratuite, accueil des indigents… Sa donation permet la construction de l’hôpital de Marennes et de l’école primaire Henri Aubin. Il lègue aussi sa riche bibliothèque pour qu’elle soit ouverte au public : son voeu sera bientôt exaucé.

 
 

L'Eglise Saint-Pierre-de-Salles Vigile de l'Océan

La Clé de la Seudre et de l'Océan

Le Siège de l'Amirauté de Saintonge

Les grands hommes de Marennes